Dimanche soir dernier, le regard aussi vif que celui d’un bigorneau, aux alentours de 23h30, je musclais mon pouce en actionnant les petits boutons de ma zapette. Et pendant mes pérégrinations télévisuelles, je tombai sur TF1. Je sais, TF1, dimanche soir, deuxième partie de soirée, c’est moche. La déchéance n’est pas loin. Mais, une fois n’est pas coutume, Steven Seagal et Chuck Norris avaient laissé leur place à un documentaire sur Annie Girardot, et notamment sur sa maladie. Je précise si tu n’es pas au courant qu’elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer (c’est qui ce Al ? ok, je sors…)
Bien qu’ayant rapidement repris mon exercice de musculation du pouce pour me retrouver face à je ne sais quelle série ou téléfilm américain, j’ai trouvé ce documentaire franchement voyeur et à la limite de l’irrespectueux. Mais il m’a fait m’interroger (c’est déjà ça me diras-tu). Je me suis posé une question devant laquelle mon esprit s’est trouvé comme Robinson Crusoe face à l’immensité marine autour de son île : désemparé. Cette question, qui, je le confesse…
…ça m’a toujours fait rire ce mot : "confesse". Y’a des mots comme ça, c’est comme "suspect" ou "concupiscent"… bon, bref…
Cette question donc, taraude encore mon entendement. Avec la naïveté d’un militant UMP qui croit encore que Nicolas Sarkozy va sauver la France, je me suis demandé pourquoi ce documentaire s’attachait tant à la maladie de la comédienne. Parce que c’est vrai ça, il y a tellement d’autres choses à dire sur elle et sa carrière que, finalement, sa maladie la rendait tristement banale. Mais si le sujet du documentaire était Alzheimer, pourquoi s’étendre sur elle plutôt que sur une autre personne malade ?
Mais la réponse était pourtant simple. C’est parce qu’elle est célèbre que sa maladie est exceptionnelle. C’est l’adage des stars que d’avoir une vie exceptionnelle. Et dans certains cas extrêmes, le moindre petit détail, du chewing gum (mâché bien sûr) bi-goût melon/brocolis, au dernier morceau de papier toilette utilisé, devient tel le saint suaire.. Z’ont d’la chance les stars… Mais du coup, quand moi je serai atteint par ce Al ou quand j'irai me garer au parking "sonne" (bon.. ok, c'est super nul) ou encore quand je ferai caca mou, qui s’en souciera ?
J’ai donc décidé de prendre les choses en main. I WANNA BE FAMOUS !! (le "I wanna be your dog", je le garde pour ma Brune). Tu m’appelleras désormais Sir Grouik (j’trouve ça vachement plus classe). Et attention aux fautes d’orthographe : si "Sir" et "sœur" se prononcent sensiblement de la même manière, je t’atomise si tu te trompes.
‘’tain… Sir Grouik… ça pète ! Si avec un nom pareil je deviens pas famous moi…
23 sept. 2008
Célèbre Academy
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2 koitendis ?:
Ben voyons !
@ saperlipopette : ouais ben on fait ce qu'on peut !
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