Faut se faire une raison, le réchauffement climatique, ben, c’est pas pour nous, Franciliens et Franciliennes. On nous parle de fonte des glaces, d’augmentation de la température tout ça tout ça, mais en attendant, nous, on se tape des étés londoniens où l’indice pluviométrique dépasse celui du Cambodge en période de mousson (sans parler d’une température moyenne avoisinant celle de Moscou en plein moi de décembre).
Sauf qu’il arrive encore, parfois, que le soleil jette son dévolu sur nos pauvres têtes et nous offre un moment de grâce en nous baignant dans ses rayons plein d’UV et de vitamine D. Mais si je te raconte tout ça mon cher ami, ce n’est pas pour postuler à la succession de ce talentueux Sébastien Follin. C’est simplement qu’hier, j’ai (re)découvert le plaisir simple d’une réunion entre amis/famille, barbecue, jardin, vin, gamins qui courent partout, le tout sous un ciel bleu de chez bleu. Tout ça fait un peu carte postale, j’en conviens. N’empêche, y’a des moments qui sont comme des instants où le temps s’arrête, juste par leur simplicité.
Je t’entends déjà te demander ce qui peut bien m’arriver à être cul cul la praline en ce lundi matin de septembre, à écrire un message digne d’une adolescente de 14 ans façon "Whaaa trop cool j’vous kiffe tout le monde avec mes copines, la vie elle est trop belle". Si effectivement je dois reconnaître que mon sens aigu de la mauvaise foi accompagné de ma perception hautement critique et sarcastique du monde m’a un peu abandonné ce matin, c’est parce qu’hier, en plus d’avoir passé un moment de bonheur simple entouré de ceux qui me sont chers (même s’ils n’étaient pas tous là… et oui, j’ai des amis, aussi surprenant que ça puisse paraître), mon esprit s’est élevé dans les hautes sphères de la sereine sagesse de mes quasi 30 ans (bon, ok, j’suis pas encore à 28… mais j’suis plus proche des 30 que des 20…).
Parce que oui, ces enfants qui jouaient tout autour de nous, ben, pour la plupart, ce sont les enfants de mes amis. Chacun observait du coin de l’œil ces petits bouts de choux qui cavalaient dans le jardin, le regard protecteur et bienveillant, prêt à intervenir au moindre danger. Et pour la première fois j’ai ressenti, au sens physique du terme, cette envie jusqu’alors simplement intellectualisée : j’ai envie que ma brune et moi soyons les fiers et heureux parents d’un p’tit bout d’chou qui gazouille, grandit et qui ne demande qu’à être choyé.
Tu peux prendre ça comme un coup de vieux, ou, à l’inverse, une régression totale façon adolescente "houuuuu qu’il est meugnon c’petit bonhomme, moi aussi j’veux ma poupée !!". N’empêche, si y’a encore quelques temps, l’un de mes rêves les plus secrets était de devenir rock star, j’aspire aujourd’hui à d’autres horizons.
‘tain, si le moi d’il y a quelques années voyait le moi d’aujourd’hui, y m’aurait traité d’vieux con. Pfff… quel morveux celui-là…
Bon, promis, pour compenser et revenir dans le droit chemin de ma ligne éditoriale, je serai deux fois plus de mauvaise foi que d’habitude dans ma prochaine note.
15 sept. 2008
Séquence émotion
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4 koitendis ?:
Merde alors, je croyais que c'était un blog de djeun, tu parles, c'est un vioque ! C'est de l'arnaque !
@ Macaron : cher Macaron, la sagesse est à l'homme ce que la moisissure est au Roquefort. Plus y'en a, plus c'est bon. Ceci dit, en prenant en compte le fait que la sagesse est, en général, inversement proportionnelle à la "djeunnesse" du bonhomme, on se dit qu'un certain temps d'affinage en cave est nécessaire. Mais y'a des feintes : on peut mettre des acariens dans le Roquefort pour accélérer le processus. Ben là, c'est pareil, mais avec des morpions dans les pattes...
whaou... faut que j'appelle ta brune dés ce soir... :-)
@ Morgane : attention chère Morgane, ne crois pas non plus qu'il s'agisse ici de précipiter les choses. Ce n'est pas parce que j'ai découvert qu'il n'y avait pas que les femmes qui avaient les hormones parentales que nous allons, ma brune et moi-même, nous empresser de procréer !!
Dans ma grande sagesse, je sais aussi prendre le temps !
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