17 sept. 2008

Variateur d'humeur

Il ne m’aura donc fallu pas très longtemps pour retrouver mon amabilité légendaire, celle qui fait qu’en général lorsqu’on me demande quelque chose avant 15 h du matin (merci Proctor pour cette fabuleuse expression), les sons que j’émets ressemblent à peu près à ceux d’un grizzly qui sort de son hibernation, façon "ggrrrrmblmlelmemm ok j’te l’envoiemmfmgrrfait chiermmlblemm" (j’fais vachement bien le grizzly qui sort de son hibernation, je sais). Ça doit être ça la magie du travail. Ça te change un homme en ours.

Faut dire, entre les clients qui te demandent TOUS des trucs super longs à faire et TOUJOURS au dernier moment parce que c’est l’urgence (‘tain, ils peuvent pas prévoir ?!!) et le souci de traçabilité et de transparence de Nouvelle (non, je ne travaille pas dans la filière bovine…) qui fait qu’à chaque fois qu’elle accomplit une tâche, elle se sent obligée de TOUT te raconter en détail, forcément, moi, ça me fout le variateur d’humeur dans le rouge (ou plutôt dans le noir en l’occurrence).

Et puis, il y a la vente de l’appartement aussi. C’est incroyable le nombre de boulets qui se baladent. Mais là, lundi dernier, je crois que ma Brune et moi avons rencontré le champion du monde (faudrait l’inviter à un dîner lui…). Comme d’hab’, je fais mon agent immobilier lui vantant les mérites de cet appart’ sans travaux, tout beau tout grand, idéalement situé et tout le tralala. Mais visiblement, tous mes efforts étaient voués à l’échec.

Je n’ai pu m’en rendre compte que vers la fin de la visite où, ce charmant Monsieur accompagné de sa demoiselle, m’annonce qu’il ne sait pas s’il ne sera pas muté dans le sud très prochainement et que donc, il ne sait pas s’il va acheter un appartement dans le coin… "mais euh… aah ? bon…" (je sais, j’ai beaucoup de répartie). J’aurais voulu lui dire à ce gros naze sans gêne que quand on visite un appartement, c’est qu’on cherche à en acheter un. On n’y va pas pour dire que la déco est super sympa ou que chez Cora, si les prix sont pas chers, le SAV laisse à désirer. Mais qu’est-ce que je m’en cogne moi de Cora ??

Mais j’ai rien dit. On sait jamais. Enfin, là c’est vrai, on peut savoir. Mais il était tellement consternant que les mots m’ont manqué à ce moment.

Tiens, j'te propose un truc : t'achètes mon appart' et je pars en vacances, ok ?