27 août 2008

Fallait pas me chercher - Episode 2

Depuis qu’elle est arrivée, je me demande par quel miracle Nouvelle arrive à s’entendre aussi bien avec Boulet… Est-ce une capacité à l’hypocrisie nettement supérieure à la mienne ? Est-ce lié au fait que, toute naïve qu’elle est, elle ne s’est pas encore rendu compte de l’état réel de Boulet ? Non, la raison est pourtant simple. Comme Boulet, elle est lunatique et comme on dit, entre lunatiques, on se comprend…

Elle arrive donc au bureau de bonne humeur, mais, environ cinq minutes après s’être fait un café, la voilà qui fait du boudin… Et bah alors ? T’as pas fait popo ce matin ? Et méfiance il faut garder avec elle car, les cinq minutes de boudin étant passées, elle revient tout sourire et pleine d’entrain, dépensant autant d’énergie dans sa bonne humeur qu’elle en a dépensé en boudin. Elle doit être épuisée à la fin de la journée…

Enfin, si elle s’entend aussi bien avec Boulet, c’est qu’elle aussi est atteinte du même syndrome que lui à son arrivée : le syndrome Lucky Luke. Le syndrome Lucky Luke consiste à dégainer le téléphone plus vite que ton ombre dès que la sonnerie retentit. Le but (non avoué évidemment) est qu’en prenant tous les appels, tu es sûr et certain de tomber sur les clients qui vont te demander un truc intéressant à faire et donc, d’une part, d’obtenir la reconnaissance de tout le monde en devenant LA référence pour les clients, et d’autre part, d'esquiver les tâches rébarbatives en les laissant aux autres. Fais gaffe Nouvelle, je vois clair dans ton jeu et j’ai plus d’une flèche à mon arc… Et si tu continues, c’est pas une flèche dans chaque œil que tu vas recevoir, c’est un bon gros coup de massue à clous dans ta face!

D’ailleurs, c’est tombé ce midi même. Puisque tu es un lecteur assidu (assis ou ? ok, c’est bon, je sors…), tu as lu le précédent message Lego au Boulot, et donc du sais que Nouvelle a cru récemment avoir l’idée du siècle… idée que j’ai démontée en à peu près 3 secondes, en lui disant que si son idée était bien, elle n'intéresserait personne… Mais Nouvelle est têtue, et, ce midi, au repas de rentrée, elle a de nouveau soumis son idée, mais à l’assemblée cette fois-ci. Et cette petite maligne a assuré ses arrières en mettant Boulet dans sa poche en lui en parlant avant le repas…

Mais c’était douter du crédit que j’ai désormais aux yeux de ZBBB (Ze Big Boss Bis si jamais t’as pas tout suivi). Il a à peine suffit que j’ouvre la bouche le regard perplexe pour que ZBBB me suive dans ma démarche et fasse taire Nouvelle. Mouhahahahaha !! Même plus besoin de parler… Mon pouvoir grandit, je deviens puissant ! A moi le pouvoir du Grouik ancestraaaaal !… hem.. pardon, je m’emballe.

Quoi qu’il en soit, je conclurais simplement en disant, fallait pas me chercher.

Fallait pas me chercher - Episode 1

Levés de bonne heure et du bon pied (en ce qui me concerne, une fois n’est pas coutume…), ma moitié et moi-même partons main dans la main et l’étincelle dans le regard à nos boulots respectifs. Je la dépose à son travail et je pars au mien la fleur au fusil, motivé tel Guillaume (ou Cortex, au choix), à conquérir le monde et convaincre tous les clients de France et de Navarre.

Mais voilà, à peine arrivé (et franchement en avance en plus), pas moyen d’avoir la paix. Boulet, fraîchement revenu de congés est déjà là. Moi qui habite le 9-3, pays de Joey Starr et du parler verlan, y’aurait de quoi lui balancer un « Salut bouffon ! » (en insistant bien sur les consonnes). Mais non, dans ma grande largesse et mon incommensurable indulgence, je reste tout sourire (oui, je sais aussi être hypocrite) et je répond à la question qui tue : "t’as passé de bonnes vacances ?" …pff… Ca fait dix jours que je suis rentré bougre d’idiot (restons calme), donc forcément, les vacances, pour moi c’est loin. Mais sa question n’a malgré tout pas réussi à entamer ma bonne humeur matinale, aussi je lui réponds sur un ton guilleret un "bretonnes et pluvieuses !", ce qui a ce double intérêt de :
1. couper court à la conversation
2. adoucir cette IVC (Interruption Volontaire de Conversation) par une pointe d’humour.

Oui mais voilà, l’humour, Boulet, il n’en a pas. Ou alors, pas le même que moi. Je le vois alors qui passe la tête dans mon bureau où je me suis réfugié aussi vite que possible, sa tête d’ahuri tout bronzé, et, sur un ton violemment glacial, il me sors un "Moi j’étais aux Baléares et il a pas plu" et repart aussi vite qu’il est arrivé…

MAIS RETENEZ-MOI, RETENEZ MOI !! J’MEN VAIS LUI PARFAIRE LE BRONZAGE A GRANDS COUPS DE LANCE-FLAMMES ET DE NAPALM !

Bon, en fait, je dois avouer que je me suis plutôt retrouvé dans le désarroi le plus total. Non mais qu’est-ce qui lui prend ? Il est cyclothymique ou il crève de jalousie parce qu’il adore la Bretagne ? Bon, en réalité, ce qui m’est venu à l’esprit c’est plutôt un "Mais il est con ou quoi ?". Tu parles d’un retour au bureau.

Mais bon, je restais malgré tout de bonne humeur, dans la mesure où Boulet a stationné dans mon bureau pendant une durée n’excédant pas les 30 secondes…

Mais c’était sans compter sur Nouvelle…

25 août 2008

Lego au boulot

Préalablement à tout commencement d’un récit parlant de moi et de moi-même, et en l’occurrence, moi et moi-même au bureau, je tiens à préciser que j’ai glissé tout à fait volontairement une coquille dans le titre. Ceci a pour unique et seul but d’ajouter une pointe d’humour à ce récit indigeste et d’éclairer ta journée en provoquant chez toi un petit rictus, un geste à peine perceptible au niveau des zygomatiques : un sourire. Dans ta grande perspicacité, tu auras aisément remarqué qu’une apostrophe manque entre le "L" et le "ego" du titre. Car en effet, bien que n’étant pas le dernier à tirer au flanc et à briller d’ingéniosité pour trouver tous les moyens possibles et imaginables pour esquiver les salves du boulot, je n’en suis quand même pas arrivé au point de régresser et de retomber dans l’âge d’or de mon enfance, à savoir celui où je jouait dans ma chambre à construire des vaisseaux intergalactiques et autres véhicules interstellaires. Cette explication étant terminée, je peux désormais commencer mon récit.

D’ailleurs, "récit" est un bien grand mot. "Compte-rendu" serait plus approprié. Voilà un mois et demi que Nouvelle fait partie de la vie du bureau. L’heure est donc au bilan. Ben, l’est pas glorieux le bilan. Faut dire, Nouvelle (un peu comme Boulet, l’autre et unique collègue qui ne fait pas partie de la hiérarchie) a une tendance quelque peu agaçante à l’ergotage. Par exemple, il lui arrive d’avoir des idées dont elle pense qu’elles vont révolutionner le monde de l’entreprise. Pauvre naïve qu’elle fait. La voilà fraîchement sortie de l’école et elle pense déjà tout connaître. Mais "long et périlleux est le chemin du savoir" comme dirait l'ami Yoda. Mais comme je mesure un peu plus d’1m 12, que je ne suis pas tout vert avec les oreilles en pointe, je ne me permets pas d’être donneur de leçon. Néanmoins, lorsque, comme souvent, son idée lumineuse (limite elle crie "Eureka !") s’avère être un perte totale de temps et d’énergie (‘tain, et en plus elle a envie de travailler !!), je me permets donc d’émettre, le plus diplomatiquement qui soit, quelques menus doutes. Mais comme je suis aussi hypocrite (faut bien le reconnaître) que délicat, je ne prends pas des pincettes, je prends des pincettes, des gants et des moufles pour lui dire que, oui, peut-être, éventuellement, il serait possible, dans la mesure où la question n’est peut-être pas étudiée de la manière la plus poussée qui soit, que ce soit... une idée à la con.

Commence alors un combat d’egos. Ah mais là cocotte, va falloir calmer tes ardeurs et baisser les yeux quand j’te parle ! Si tu me demandes mon avis, c’est que tu le veux (mon avis), donc, c’est prendre le risque de t’entendre dire que ton idée ne changera pas la face du monde et que, si je te dis que t’as tort, c’est que j’ai raison. (Je commence à avoir l’âme d’un chef… argh ! Je suis en train de passer du côté obscur de la force !) Aussi le combat d’egos ne se fait pas à armes égales. Faut dire, fort d’une looooongue expérience d’au moins… quatre ans…. (bon, ok, c’est pas énorme, mais comparé à un mois et demi, c’est toute une vie !), quand elle dit des inepties, je vais pas crier au génie non plus… Comme dirait cet illustre auteur à la parole sage et poétique, le Maître Capello de la chanson française, j’ai nommé Patrick Bruel "Je vais pas me taire parce que t’as mal au yeux".

Et là, va savoir pourquoi, Nouvelle fait la gueule tout ça parce que je lui ai pas dit que son idée était la meilleure du monde. Pfff…

...


SAPERLIPOPETTE REVIEEEEEENS !!!
(p’tite parenthèse si t’es pas au courant, Saperlipopette, c’est mon ancienne collègue que Nouvelle remplace).

Et en plus, Nouvelle écoute Franz Ferdinand en boucle. Et moi, j’aime pas Franz Ferdinand.


21 août 2008

Qu'est-ce qu'on s'fait ch*** !

Par delà toute considération métaphysique, bien qu’étant malgré tout conceptuel, le choix de ne rien faire au boulot est un geste de désarroi le plus profond. Car en effet, sur le constat premier que les temps actuels ne sont pas une période propice à un débordement d’activité, plusieurs opportunités se présentent à moi. Mais avant d’énumérer de la manière la plus exhaustive qui soit, la liste desdites opportunités, et sans m’étaler sur la question de l’Ennui chez Pascal, ou de la Nausée chez Sartre, ou encore sur la question de l’Angoisse chez Kirkegaard, il me faut préalablement souligner un point qu’il est important de garder en mémoire tout au long de ce discours : voilà seulement quatre jours que je suis rentré de congés. Ce point est d’une importance capitale si l’on considère que, tel un moteur diesel, je suis long à me mettre en route.

Voici donc la liste des opportunités qui s’offrent à moi :
1. Accomplir des tâches de fond rébarbatives, répétitives, avilissantes et sans le moindre intérêt.
2. Acheter du maquillage et peindre mes paupières de telle sorte que mes yeux fermés donneront l’illusion d’être ouverts
3. Papillonner sur Internet et découvrir de nouveaux blog-de-gens-qui-comme-moi-n’ont-rien-d’autre-à-faire-au-boulot
4. Stresser pour que ce ***ain de crédit à la banque soit accepté pour que ma brune et moi-même accédions au statut privilégié de propriétaire d’un appartement dans le 92
5. Nourrir mon blog d’un tissu d’âneries.
6. Apprendre à jongler d’une main avec un stylo
7. Chasser les mouches du bureau
8. Faire semblant d’aller aux toilettes
9. Envoyer des textos à tout le monde
10. Nettoyer le clavier de mon ordi

Prenons les éléments de cette liste dans l’ordre :
1. Non, l’idée d’être payé pour travailler me file des boutons, et ça abîmerait mon bronzage (quel bronzage ? j’étais en Bretagne…). Et ce serait très mal poli de ma part : je serais en train de piquer tout le boulot de la nouvelle. Non, non, non, J’suis pas un voleur moi !
2. J’y avais pensé depuis longtemps, mais je n’ai pas réussi à résoudre le problème de savoir comment peindre des yeux ouverts en ayant les yeux fermés…
3. C’est ce que j’ai fait toute la semaine et ce matin. Et Big Boss est revenu ce midi, j’ai pas envie qu’il me voit dépenser toute mon assidue énergie à faire autre chose que lui ramener des sous.
4. Même si j’ai pas envie, je le fais quand même.
5. Qu’est-ce que je suis en train de faire là ???!!!
6. Après avoir fait tomber trois stylos sous l’armoire, les rendants ainsi totalement inaccessibles sans un outil long et fin (comme une canne à pêche par exemple) et les vouant ainsi à l’oubli et à la poussière, j’ai finalement décidé de ne pas me lancer dans une carrière je jongleur
7. Y’en a pas. Même elles, elles sont encore en vacances… pfff… bande de garces
8. L’avantage c’est que ça me permettrait de me balader dans les couloirs. Mais étant donné que mon bureau est vraiment pas loin des WC (et que, vu la taille des locaux, tout le monde est proche), on va finir par croire que j’ai la dysenterie.
9. j’ai pu d’forfait
10. je le fais pas à la maison, pourquoi le ferais-je au bureau ?


Pffff…. T’ain, qu’est-ce que j’m’emmerde !

20 août 2008

Playlist pour fond de chaussette

On fait souvent la promotion des playlists de musique pour te donner la pêche, pour énerver tes voisins/tes parents (selon l’âge), pour créer une ambiance dance floor David Guetta/Laurent Wolf/tektonik, mais jamais, au grand jamais, on ne parle de ces playlists qui foutent le cafard.

Aller, j’me dévoue. Y’a plus qu’à télécharger (légalement of course, j’ai horreur des pirates). Tu verras, à la fin de cette playlist toutes tes pensées seront d’un noir aussi profond qu’un… euh… bref, elles seront noires. Et si t’as déjà le moral au fond de tes chaussettes, je te conseille vivement de te boucher les oreilles.

Endless Song - Aaron
Black Heart - Calexico
Mad World - Donnie Darko (B.O.)
Consequence - The Notwist
Le tunnel d'or - Aaron
Electric Bear - The Notwist
Street Spirit (Fade Out) - Radiohead
Analyse - Thom Yorke
Blow - Aaron
Noah - The Notwist
Harrowdown Hill - Thom Yorke
Exit Music (For A Film) - Radiohead
Idioteque - Radiohead
I Might Be Wrong - Radiohead
The String -The Notwist
Pick Up The Phone - The Notwist
Yumeji's Theme - In The Mood For Love (B.O.)
And It Rained All Night - Thom Yorke
Hands Away - Interpol
The Frail - Nine Inch Nails
Western - Yann Tiersen
My Body Is A Cage - Arcade Fire
Climbing Up The Walls - Radiohead
On Planet Of -
The Notwist

‘tain, tu m’étonnes qu’en écoutant des trucs pareils j’me sente l’humeur moribonde…

18 août 2008

Back from Breizh

Les chauvins du Chouchenn, les ardents défenseurs du pays de la crêpe et du parler Breizh ne pourront pas m’en vouloir : c’est dans leur contrée que ma moitié et moi-même avons été dépenser notre argent et notre temps de touristes aoûtiens. C’est pas faute d’avoir été mis en garde "N’y va pas malheureux ! C’est le pays de la mousson éternelle" ou encore "N’oublie pas que c’est là-bas qu’on a inventé le ciré jaune"… Bref, que des signes qui m’indiquaient que toute crème solaire serait totalement superflue (à moins de la consommer avec des crêpes).

Et bien à ceux-là, je leur dis : QUE NENI ! QUE NENI !! Sur dix jours passé au pays des Bigoudènes, on a quand même eu deux jours de grand soleil (pendant lesquels je me suis chopé un coup de soleil tel que j’en ai pas dormi de la nuit). Mais ça ne veut pas dire qu’on s’est tapé huit jours de pluie. Non non non !! Il y avait aussi la grêle à assommer un chameau et des bourrasques de vent à décoiffer un chauve.

Mais je suis mauvaise langue. Il fait (parfois) beau et chaud au pays de la crêpe. Et pour te contredire, toi qui penses qu'on ne se baigne pas dans la Manche sans combinaison thermique, j'annonce très fièrement que j'ai plongé mon corps à la blancheur d'un cachet d'aspirine due à une longue année de dur labeur enfermé dans le tetra pack de mon bureau (à l'abri de l'air, mais aussi et surtout de la lumière), j'ai donc plongé mon corps tout blanc dans la Manche. Bon, ok, ma vessie risquait d'éclater façon geyser et comme je suis pas du genre à uriner en plein air, j'avais en fait pas trop le choix... Mais quand même, I DID IT ! comme on dit de l'autre côté.

Me voilà donc de retour au bureau, à peu près aussi joyeux qu'une moule qu'on va ébouillanter, car, comme chacun sait, le point commun entre un Breton et un Espagnol, c'est la capacité à faire la fiesta jusqu'à pas d'heure. Donc, autant dire que mon solde d'heure de sommeil est encore négatif. Mais bon, je vais rattraper ce retard au bureau. Après tout, c'est fait pour ça le boulot non ?


Si si !! J’ai vraiment un poster de Star Wars dans mon bureau...

1 août 2008

Mais oui, mais oui, l’école est finie

Comme une bouffée d’oxygène dans ce monde pollué, comme un kinder surprise à la fin d’un mauvais repas, comme le carillon de l’école après un cours de SVT (j’ai toujours détesté la bio à l’école), comme le silence après un concert de M Pokora, comme le son de l’agonie du radio réveil le matin (après l’avoir atomisé avec la rage et la perspicacité d’un supporter du PSG ), comme le soulagement après ce p**ain de coup de marteau que tu t'es infligé sur les doigts : je suis en congé.

Je te vois déjà te réjouir en te disant que, étant libre de tout engagement vis-à-vis de mon bureau pendant une période de 17 jours exactement, je pourrais être aussi productif que généreux, laisser libre cours à mon inspiration et parsemer mes mots (et gribouillages !!) sur ce modeste blog… mais... en fait nan ! (je sais, je suis horriblement méchant).

Il y a deux raisons : la première étant que, ne postulant pas pour le poste de « Meilleur employé de l’année », je rédige (et gribouille donc) sur mon lieu de travail quasi exclusivement. Autrement dit, tu peux remercier mon patron. La seconde raison est que, qui dit congés, dit vacances et que par conséquent, je vais abandonner mon fidèle et dévoué ordinateur…

Sèche donc tes larmes, je reviendrai tout bronzé, et comme j’ai tendance à buller méchamment sur la plage, ce serait pas impossible que je prenne avec moi quelques calepins vierges que je griffonnerai…

Mais avant de m’absenter, il faut quand même que je partage avec toi cet enthousiasme débordant qui a été le mien hier soir. C’est donc avec la joie d’un écolier à la fin du mois de juin que je rangeai mes affaires avant de partir du bureau hier soir, et comme j’ai le sens de la ponctualité (surtout en fin de journée), je ne prévoyais pas d’être un employé zélé (attention, du fait de la liaison, l’expression « employé zélé » au pluriel, passe dans la catégorie des oiseaux puisque « employés ailés »… bon… ok, c’est super nul, mais j’ai AUSSI les neurones en congés…). Bref, je comptais les secondes avant l’heure salvatrice de sortie, lorsque Big Boss venant m’apporter mon chèque du mois de juillet, n’eut pas de meilleure idée que de vouloir entamer une conversation avec moi.

Je m’voyais déjà (en haut de l’afficheuuuu….hem... pardon) dégoulinant d’ennui et d’impatience, ayant réduit mon vocabulaire à des « Aaahhh… » ou des « Oh bah ça c’est sûr… ». Mais quelle ne fut pas l’heureuse surprise !! Big Boss, avec la concision d’un pénis (ah merde…non, c’est pas le bon mot…), bref, sans aller par quatre chemins qui, contrairement à l’adage, ne mènent pas toujours au rhum, (j’adore les digressions et faire durer le suspense), Big Boss donc, m’annonce qu’à mon retour de stage de bronzage-bullage-glandage, on se fera une petite réunion destinée à la revalorisation de mon salaire. « Ah, merci Big Boss, ok, je suis d’accord, pas de souci » dis-je plein de retenue, mais pensant plutôt « WHAAAAAA !!! TROP COOL, J’VAIS AVOIR DES THUUUUUUUNES !!! ».

Si ça c’est pas un bon début de vacances !

Aller, j’reviens vite et j’t’oublie pas.