Ca c’est tout moi. Il suffit que je dise que je serai absent pour que, quelques heures et une demi journée de travail harassante passent pour que taadaaaaa !! me revoilou.
Mais cette fois-ci, si je suis là, c’est encore à cause d’un de ces coups de Trafalgar qui a fait renoncer le sommeil à venir comme Napoléon à conquérir l’Angleterre. Et pour continuer dans le registre des comparaisons à la sauce "culture" (qui, comme chacun sait, s’étale comme la confiture), j’ai l’esprit plongé dans la nuit et le brouillard.
Certains sont hypocondriaques (suivez mon regard… faut que j’arrête de lui envoyer des fleurs et des clics à lui là… il va croire que je lui fais de la lèche…), moi je suis un éternel anxieux. Seulement, l’avantage qu’ont les malades imaginaires, c’est que, outre le fait que Molière leur ait consacré une pièce, les prestations médicales leurs sont remboursées par la sécu. Va justifier toi d’une consultation chez le psy, avec comme mot d’excuse "angoisse aigue dans l’occipitale gauche". Dr House se foutrait bien de ma gueule. Note pour moi-même : faire une pause avec les séries.
C’est pas que je doute, non, non, je suis plutôt du genre à savoir ce que je veux. C’est que j’ai toujours peur que quand ça va, ben, ça va pas durer. Je crains les coups du sort, un peu comme Damoclès et son épée. Et je crois bien qu’il est là mon problème au fond. C’est qu’à force de me prendre pour un personnage de la Grèce antique, je vais finir par vivre une tragédie avec la colère des dieux de l’Olympe et tout le tralala…
Alors voilà, je me retrouve un peu comme un con à pas réussir à dormir alors que, pour filer la métaphore, je pourrais me glisser dans les bras de Morphée (et ceux de ma Brune par la même occasion).
J’ai donc d’abord pensé à plusieurs alternatives :
- réclamer encore plus d’attention (ben j’en ai déjà pas mal quand même…)
- demander plus de reconnaissance au boulot (pfff… j’peux pas trop, je viens de me faire augmenter)
- dire au chat de venir ronronner sur mes genoux (mouais…. va encore me mettre plein de poils partout)
- sombrer dans l’alcoolisme (ah.. merde, ça c’est déjà fait…)
- me droguer (nan, j’ai horreur des seringues et les dealers me font peur)
- prendre un valium (j’en ai pas et les pharmacies sont fermée à cette heure-ci)
Bon… ben… on va attendre que ça passe alors…
La nuit va être longue…
26 nov. 2008
Culture, angoisse et confiture
Publié par
Grouik
3
koitendis ?
25 nov. 2008
Merci de laisser un message après le bip sonore
L’avantage de ne pas travailler pour l’Education Nationale, c’est qu’on peut prendre des congés hors périodes de vacances scolaires. Alors voilà, moi j’suis comme ça, en plein mois de novembre, je me barre en congés pour deux semaines et demi.
A moi le repos, les grasses mat’ jusqu’à 15 heures du matin*, la glande, les doigts de pied en éventail**, le farniente sur une plage de sable fin, les cocotiers, les cocktails qu’on boit le cul dans l’eau, la mer bleue turquoise avec des vrais poissons qui font des bulles dedans (ou alors serait-ce moi ?), les femmes à moitié nues au corps huilé, les…
… hem…
Bon, ok, en fait, non, je ne vais pas aux Bahamas ni à Tahiti. Mais je serai en congé quand même. Et oui, ça y est, ma Brune et moi on s’installe dans notre chez nous que la banque nous a laissé acheter (moyennant un soi-disant engagement sur 20 ans, ou un truc dans le genre…). Du coup, pour rendre le nid le plus douillet possible, nous avons envisagé quelques menus travaux…
On bronzera amoureusement sous les halogènes. On s’enduira le corps de peinture. On s’allongera nonchalamment sur du parquet fraîchement poncé et vitrifié, ou alors, si l’envie nous prend, sur du carrelage à peine posé. Et si vraiment on s’ennuie et qu’on décide d’aller voir du côté des animations de ce home Club Med, on pourra toujours jouer à monter la cuisine et la salle de bain.
Le kif total quoi…
Aller, tchô !
PS : cerise sur le gâteau, et gros "fuck la crise", l’autre appart’ est vendu !!
* © Proctor Augustus
** © La Grosse Feignasse de Fée
Publié par
Grouik
1 koitendis ?
21 nov. 2008
Star Wars
bon... ok... j'arrive en retard. En même temps, je suis pas prof, je travaille môa (enfin... ça m'arrive).
Donc, par souci de communauté avec cette grande fratrie du corps professoral, et parce que Proc', j'l'aime bien, vala, j'te poste un joli gribouilli de son cru.
Il dessine bien le garçon hein ?
Moi, j'me dis, y pourrait me pondre une p'tite bannière que ça serait vachement classe.
Enfin... j'dis ça...
Publié par
Grouik
5
koitendis ?
Trop bon, trop con ?
Je ne crois pas en dieu. Et paf, ça c'est une entrée en la matière. Néanmoins, tel l'agriculteur, je reste intimement persuadé qu'on ne récolte que ce qu'on a semé (en bien ou en mal). J’en ai eu la preuve hier avec Nouvelle.
La journée d’hier s’annonçait interminable. Une tonne de boulot à finir impérativement, un déjeuner-réunion au sommet qui s’annonçait plus que long (bien que fort bon au demeurant ; mais comme on dit, plus c’est bon, plus c’est long…) et tout ça après une nuit un peu courte. En arrivant le matin au bureau, autant dire que j’étais aussi bien préparé à affronter les missions qui m’incombaient que Dr House au marathon.
La matinée se passe plutôt pas mal, les clients sont gentils et contents de mon travail (si si ! ça arrive !), bref, tout baigne. Le repas-réunion se passe sans encombre malgré quelques remarques cinglantes que Ze Big Boss Bis m’envoie, auxquelles je réponds tout aussi cinglamment (je sais ça se dit pas, mais c’est pour le style), mais tout ça avec le sourire, ou du moins, avec ce qui y ressemble.
La fin de journée approche et j’ai encore un milliard de choses à faire avant de pouvoir m’évader du bureau et me dire, comme on crie "Victoire !", que je suis en WE. C’est alors que Nouvelle, dans un élan d’enthousiasme créatif (mais toujours envahissant), envoie à toute l’équipe, un document promotionnel destiné aux prospects (‘tain, j’pensais pas que j’allais le placer un jour se mot).
Dans ma grande magnanimité, je prends le temps de le lire pour lui faire part de mes impressions (elle a besoin de reconnaissance cette petite). Elle entre donc dans mon bureau, et, au fur et à mesure que je découvre la chose, je démonte son argumentaire pour conclure finalement que, oui, dans le principe, pourquoi pas, mais que la ligne directrice est contraire à ce qu’on a prévu à la base. Autrement dit, je conclue sur un "oui… mais non", qui remet en cause tout son travail.
C’est alors qu’elle défend son bout de papier gras en m’avançant des arguments plus fallacieux les uns que les autres. Si Mesrine avait eu un avocat, l'aurait pas fait mieux. J’use d’une patience exemplaire en lui répondant, point par point. Le ton, bien que tout à fait cordial, commence à monter et chacun campe sur ses positions. Tout ceci confirme ce que je pense depuis un certain temps, à savoir qu’elle a l’intime conviction d’être la sauveuse du monde avec ses idées révolutionnaires. Pauvre naïve...
Mais va falloir se calmer Nouvelle hein ! Ca fait quelques mois que tu es là. Moi, ça fait quelques années. Donc, outre le fait que tu me dois le respect (je parle comme un vieux con, je sais, mais ça fait du bien aussi), dis-toi bien que tes idées, je les ai déjà eu et que si personne ne les a mises en œuvre, c’est qu’il y a une bonne raison !
Je lui redis donc, avec patience mais fermeté qu’elle a tort et que, pour trancher ce dilemme inextricable, nous allons en toucher un mot à Ze Big Boss Bis. Ze Big Boss Bis ne me désavoua pas, évidemment. Même Boulet qui s’est immiscé dans la conversation ma donna raison. C’est d’ailleurs lui qui a expédié les arguments de Nouvelle façon X-Or : en une fraction de seconde.
Cette mini-réunion au sommet improvisée nous a permis de dépasser le problème et d’envisager la question sous un autre angle, sur la base de mes arguments (ça va sans dire...). Mais au final, Nouvelle a eu tort. Et c’est en rentrant dans le bureau que j’ai pu vérifier que, dans la vie, on récolte ce qu’on sème, à savoir que, depuis que Nouvelle est arrivée, je supporte ses élans avec une patience et une impassibilité dignes de celles d’un moine tibétain face à l’armée chinoise et que j’ai fini par avoir gain de cause.
Ce qui fut cependant totalement inattendu, c’est qu’en rentrant dans le bureau, j’ai vu les yeux de Nouvelle qui commençaient à se mouiller. Je n’ai pu retenir un tout petit sourire en coin de satisfaction (discrètement, quand même, je suis pas un monstre). Mais j’ai ressenti la même chose que lorsque j’engueule mon chat qui a eu la très bonne idée de déféquer juste à côté de sa litière : de la pitié. Nouvelle, c’est comme mon chat qui chie à côté : c’est finalement pas de sa faute, elle pensait bien faire (oui, il est très douillet le chat, il ne supporte pas quand sa litière est très sale, alors il fait juste à côté).
Tel un roi qui absout ses sujets, tel le Christ qui rachète les pêchés des hommes, j’ai pardonné à Nouvelle son ego mal placé et je lui ai envoyé un mail lui disant que ça n’avait rien de personnel, et qu’elle ne se sente pas remise en cause.
‘tain, j’suis trop bon moi. J’espère simplement ne pas vérifier l’adage "trop bon, trop con". A suivre donc…
Publié par
Grouik
4
koitendis ?
18 nov. 2008
Le téléphone pleure
C’est en pilotant ma monture motorisée entre les voitures pendant un embouteillage que je me suis fait cette réflexion : chaque action est basée sur la croyance et la confiance en un système de comportements, lui-même fondé sur un ensemble de préceptes culturels (ou du moins sociaux) acquis au fur et à mesure des années (puissant hein ?). Pour le dire autrement, par exemple, je zigzague entre les voitures en faisant confiance à un ensemble de comportements observés maintes fois, qui consistent à ce que les automobilistes s’écartent lorsque j’arrive (sous peine de voir leur rétro voler en éclats… naaaan… j’déconne… quoique…). Parce que oui, en prenant du recul, circuler entre les voitures pendant un embouteillage, c’est super dangereux (en plus d’être flippant). Et je te parle même pas quand il pleut et que tes freins ont autant d’effet sur la trottinette qu’un évangéliste sur une actrice porno.
Mais là où je veux en venir (je sais le chemin est un peu long), c’est à cet épisode d’hier, qui n’a pas manqué de remettre en cause l’énoncé du début de ce billet. Voilà donc la situation : Nouvelle travaille ardemment sur un dossier qui accapare toute son énergie et son attention. De mon côté, je suis en train de prendre soin des clients (et ils en ont besoin !!). Et le téléphone sonne, une fois, deux fois, trois fois… bref, visiblement (et c’est toujours comme ça) tout le monde s’est passé le mot pour nous faire un concert de sonnerie. Et Nouvelle, s’empresse sys-té-ma-ti-que-ment de décrocher et de répondre avec sa voix débordante d’enthousiasme envahissant (depuis que j’ai trouvé cette expression, je la lâche plus…).
Et c’est au bout de quatre appels qu’elle finit par lâcher un "pffff… avec tous ces appels, j’aurais jamais fini ce soir…". Consterné, je tente un "ben… laisse-moi répondre …". Pas que j’ai une folle envie de travailler, mais le sentiment de ne servir à rien m’est insupportable. Le bon sens aurait voulu, déjà, qu’elle cesse de décrocher son téléphone bien avant que je lui signale, plein de sagesse, que moi aussi je dispose d’un combiné dans mon bureau. Et le bon sens aurait également voulu qu’elle cesse de le faire APRES que je lui manifeste ma capacité à dire "Allo".
Le téléphone sonne une nouvelle fois. Je me prépare donc à répondre à toutes les folies possibles et imaginables de ce client à l’autre bout du fil qui trépigne d’impatience à l’idée d’avoir un interlocuteur comme moi. J’approche ma main du combiné, et je m’apprête à décrocher lorsque j’entends Nouvelle qui jette son stylo contre le mur, pousse la souris de son ordi et tous les papiers devant elle par terre, et qui se précipite sur son téléphone comme mon chat sur sa gamelle.
Ce petit épisode est riche en enseignements. D’abord, la question de savoir si "Elle le fait exprès ou elle est vraiment bête ?" reste toujours posée. Ensuite, la confiance que j’accorde aux comportements probables de toute personne normale qui se respecte s’est vue ébranlée. Conformément à l’énoncé du début de ce billet (pas très doux soit dit en passant), j’agis en conjecturant sur la réaction d’autrui, sans quoi (et c’est pareil pour tout le monde), je ne ferai plus rien. Par exemple, si je tiens la porte à une vieille dame, il y a de fortes chances pour qu’elle passe et me remercie ; il est assez peu probable pour qu’elle se mette à faire la danse du ventre. Nouvelle, elle, préfère visiblement la danse du ventre, et trouve ça tout à fait normal.
Mais ce que je retiendrai au final, c’est que si le téléphone de Nouvelle sonne lorsqu’elle conduit, tous les motards ont intérêt à se planquer.
Publié par
Grouik
5
koitendis ?
10 nov. 2008
Ca va mieux en le disant
Le soleil, les clients et ma bonne humeur ont ça de commun aujourd’hui qu’ils brillent…par leur absence. Il règne ici un silence de mort. Vu le calendrier, ça aurait été de circonstance dimanche dernier. Les seuls bruits qui m’arrachent de ma torpeur digestive sont les bips de mon alerte mail, qui me préviennent de l’arrivée d’un spam.
Je me dois donc de remercier les salauds de traders qui ont joué avec les subprimes et l’argent des classes moyennes, parce que, grâce à eux, mes ponts ont sauté. Habituellement, un jour férié qui tombait un mardi était synonyme de fermeture le lundi au bureau. Mais crise oblige, faut travailler plus pour redresser la barre. Mais franchement, il faudrait une bonne dose de viagra financier pour redresser la barre un lundi 10 novembre.
Le patron, lui, en revanche, comme il ne ramène pas d’argent ici (il le dépense), il a été dispensé. Et on lui a même pas demandé de mot d’excuse ! Et moi, faut que je supporte les rires nerveux de Nouvelle et le ralentissement de l’horloge.
JE M’EMMEEEEEEEEEERDE !!!!
Aaaahh… ben ça va mieux en le disant…
Publié par
Grouik
3
koitendis ?
