Comme dirait Maître Yoda, petit par la taille, mais grand par la sagesse, nous existons comme étant la somme de nos actes. Notre identité se définit par ce que nous faisons et, dans une certaine mesure, ce que nous pensons.
Ces derniers jours, au bureau, on peut dire que j'étais une véritable larve, tant mon activité cérébrale était réduite aux fonctions les plus primaires (regarder mes mails, lire des blogs, regarder l'horloge, faire des pauses).
Ce soir je suis convié à une soirée déguisée. Je change donc la substantifique moelle de mon être pour passer de l'état larvaire à celui de...
DARK VADOR !!!
Oui, je t'entends déjà me dire que c'est ringard, que le dernier tube de la Compagnie Créole date de... au moins... 1982, etc etc... Mais la bave du crapaud tout ça tout ça, et je clame, haut et fort, que, ce soir, j'aurais la classe internationale ! Parfaitement !
Enfin... du moins en début de soirée...
(Même si je n'ai pas le coup de crayon de Léonard de Vinci, si tu voir plus grand, tu cliques !)
31 déc. 2008
I'm not a djédaï
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Grouik
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koitendis ?
30 déc. 2008
Ô mage !! Ô désespoir !
Vu comme je suis overbooké ces temps-ci au boulot, je gribouille sur des bouts de papiers... Autant que ça serve à quelque chose...
Aller zou ! Tu vas faire un tour chez lui, et plus vite que ça !
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Grouik
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koitendis ?
29 déc. 2008
Salaud d'Père Noël
Le 22 décembre 2008
Cher Papa Noël,
Partant du principe que cette année, j'ai été, telle l'image, bien sage, je me permets de te soumettre quelques menues idées afin de t'orienter dans ce choix cornélien, ce choix qui t'incombe, à savoir celui de choisir mon/mes cadeau(x).
D'abord, j'aimerais que ma fiche de paie se voit agrémentée d'un zéro supplémentaire à la fin de la ligne "salaire".
Ensuite, si ce n'est pas trop te demander, j'aimerais que Nouvelle soit atteinte soudainement d'une maladie rare dont le symptome serait l'incapacité totale de parler avant 16h 18h30.
Enfin, et c'est peut-être le plus beau cadeau que tu pourrais me faire, je souhaite QU'ON ME FOUTE LA PAIX AU BUREAU !!!
Je te prie de croire cher Papa Noël, à l'expression de mes sentiments les plus respectueux.
Ton dévoué,
Grouik
PS : si jamais tu as soif ou que t'as un coup de fringale en arrivant à mon bureau, tu peux fouiller dans le 2e tiroir, il doit me rester un fond de whysky et quelques pépitos.

Bon, évidemment, tu te doutes bien que mon salaire n'a pas bougé d'un iota, et que Nouvelle est arrivée en pleine forme...
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Grouik
1 koitendis ?
24 déc. 2008
Gribouillage de bureau
Vu que je m'emmerde comme un rat mort (et encore, le rat, à côté de moi, il doit s'éclater), j't'ai fait un p'tit gribouillage de bureau, là comme ça, sur un p'tit coin de feuille qui traînait par là...
Bon aller, zou, je file me préparer psychologiquement à mon marathon de Noël et je te retrouve lundi prochain.
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Grouik
1 koitendis ?
23 déc. 2008
Tiens... j'avais pas vu...
C'est en traînant égocentriquement ici (si je le fais pas, qui le fera hein ? nan mais sans blague) pendant mes heures de bureau, ça va sans dire, je me suis aperçu que mon premier post datait du 18 décembre 2007...
J'pensais pas que je tiendrai aussi longtemps !
Bon, aller, sur ce, j'vais faire une pause.
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Grouik
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koitendis ?
Lèche-botte pour lèche-vitrine
En cette veille de marathon de Noël… oui, je dis bien marathon… quand on a le privilège d’avoir des parents divorcés et une belle-famille, on multiplie le nombre de repas de Noël par trois ou quatre… Bref, en cette veille de marathon disais-je, l’hiver a décidé d’être clément et de nous accorder une douce journée ensoleillée. Ajoute à ça le manque cruel d’envie de travailler et d’appel de clients, le tout nappé d’une sauce irritante que Nouvelle me sert à la louche… le résultat de l’équation donne à peu près un truc du genre "FAUT QUE JE BOUUUUUUUUGE !!".
Je m’évade donc du bureau ce midi et pars faire une balade dans Paris sous cette belle lumière hivernale. Un bus arrive. Je le prends et je vais m’asseoir au fond. Dans la rangée à côté de moi s’installe une jeune femme, entre 25 et 30 ans. Plutôt jolie d’ailleurs.
Le bus repart et je plonge mes yeux dans le paysage qui défile à travers la baie vitrée. Au détour de la libre déambulation de mes mirettes, mon regard se pose sur ma voisine, visiblement gênée que je m’attarde sur elle. Peu m’importe, mon regard ne se détourne pas et se fait insistant.
Quelques minutes plus tard, je décide de descendre à proximité d’un centre commercial. Pur hasard, elle descend au même arrêt que moi. En sortant du bus elle passe devant moi. Je ne peux alors m’empêcher de la rattraper et de l'apostropher.
- "Excusez-moi! (oui, je la vouvoie, je suis un gentleman moi !)
- Oui ? (elle a pas l’air super rassurée...)
- Ca va vous paraître un peu étrange mais, j’ai pas arrêté de regarder vos bottes.
- Ah… (elle a l’air encore moins rassurée…)
- Vous les avez achetées où ?
- Euh… (là, elle est plus rassurée du tout)
- En fait, c’est que je cherche sensiblement les mêmes
- Ah ? (là, elle commence limite à avoir peur)
- Oui, c’est pour ma chérie.
- Aaah ! (tu noteras la nuance dans ce "Aaah" beaucoup plus long et manifestant son soulagement le plus profond de n’être pas tombé sur un psychopathe fétichiste des bottes sortant tout juste de quinze ans de prison pour homicide volontaire sur fillette de douze ans et viol post mortem… c’était pas dans le dernier épisode des Experts ça ?). Je les ai achetées chez ###### (afin de ne pas faire de la publicité gratuite, j’ai préféré cacher le nom de cette marque qui commence par "Ba" et finit par "ta").
- Merci beaucoup ! Bonne journée !
Et je file en direction du centre commercial.
Whaaaaa !! ‘tain, trop cool ! j’ai p’tet trouvé les bottes dont rêve ma Brune depuis quelques mois !
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Grouik
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koitendis ?
18 déc. 2008
Je mets ta physique
Je te l’avais bien dit avant mon absence blogesque, je suis un éternel anxieux. Quoique cette fois-ci, je serai plutôt du genre flippé comme Kierkegaard ou en train de vomir façon Sartre…D’abord, parce que je suis pas du genre à déprimer tellement que je m’éclate la panse à grands renforts de chocolats (pour ça, les fêtes de Noël s’en chargent très bien), et d’autre part parce que j’intellectualise beaucoup trop pour me morfondre sans chercher une cause psycho-psychanalytico-pathologico-métaphysico-prise-de-chou.
Et ce qui taraude mon esprit sinueux (j’hésitais pas mal avec "tortueux" ou "tordu", mais je crois que les trois fonctionnent), outre le fait que ce soit encore mon petit nombril poilu, c’est l’acceptation de ma propre banalité. Ceci dit, l’acceptation de la banalité des autres ça me passe un peu au-dessus (et toi aussi je suppose, tu en conviendras). Pour te donner un exemple, je fais partie des 33 % de la population masculine qui se fout totalement, non mais alors complètement, du fait que chaque cheveu de son crâne a envie de se faire la malle sans revenir. Ce genre de considération, ça te touche toi quand ça t’arrive à toi. Le sentiment de banalité…ben… c’est pareil. C’est un peu comme l’idée de perdre les cheveux de son originalité.
Et ça a de douloureux que, d’une part, c’est impossible à partager (bon, à part ici… enfin… je crois…), mais que d’autre part, ça me renvoie prestement le cul sur ma chaise, ce dernier ayant été habitué à péter plus haut que lui-même depuis que je me dis que j’ai des projets ("projet"… un terme vachement pratique… ça désigne à peu près tout et n’importe quoi).
Le sentiment de banalité, c’est se dire que, on a beau être soi, on est quand même Monsieur-tout-le-monde. C’est se dire que les idées qu’on a eu ou qu’on aura, on est loin d’être le premier à les avoir et certainement pas le dernier. C’est par exemple croire qu’on va aller sur une petite crique déserte et se retrouver sur une plage bondée. Ou encore, c’est croire qu’on va composer la musique de la décennie ou écrire le livre qui va décrocher le prix Renaudot et se retrouver finalement avec vaguement un truc qui ressemble à plein d’autres. C’est se rendre compte que, toi aussi, en prenant de l’âge, il faut que tu commences à surveiller cette bouée adipeuse qui s’accroche à ton ventre comme un boa constrictor s’accroche à sa proie. C’est se rendre compte que, toi aussi, chaque lundi matin en arrivant au bureau, tu attends impatiemment le WE en prenant toute la mesure de cette toute petite expression insignifiante "métro-boulot-dodo" et que toi aussi tu déteste cette expression à peu près autant que ta voisine du dessous qui râle parce que la télé est trop forte après 22h… bref, que toi aussi : tu es comme les autres.
Alors ne me sors pas les phrases du genre "mais tu sais Grouik, on a beau être tous pareils, chacun est unique"… trop banal…
Donc, voilà, je me retrouve avec ce sentiment d’appartenance à un groupe indifférencié quand j’ai envie d’unicité et de me sentir exceptionnel.
Vais aller manger un Werthers Original tiens…
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Grouik
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koitendis ?
17 déc. 2008
Back from the chantier
Je profite d’ailleurs de ce billet pour remercier infiniment les amis et proches qui sont venus nous prêter main forte dans la joie et la bonne humeur, que ce soit pour refiler un coup de neuf à notre Home Sweet Home ou à trimballer la montagne de nos meubles et cartons. Quoique, "chaîne de montagnes" serait plus appropriée comme expression.
Ma connexion Internet étant pour le coup interrompue, je suis donc dans l’obligation de te tenir informé depuis le bureau où j’ai repris mes quartiers lundi dernier, non sans une certaine maussaderie. Tel le chat qui craint l’eau froide, me remettre dans le bain relève de la discipline olympique. Et comme je suis loin d’être un athlète de haut niveau, autant dire que les retrouvailles (avec Nouvelle surtout) sont d’autant plus douloureuses.
Non, je ne déverserai pas mon fiel une énième fois, bien que ça me titille le clavier. Je dirai simplement un truc du genre "...‘tain, m’a pas manqué elle…" histoire de laisser planer l’euphémisme.
Mais les fêtes de fin d’années approchant, je me dis que j’y récupèrerai mes kilos, mon énergie et mon enthousiasme à retourner au boulot. Bon, sur ce dernier point, c’est quand même pas gagné d’avance…
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Grouik
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