Ca pouvait plus durer. Broyer du noir à longueur de journée et concevoir des stratagèmes pour humilier Nouvelle ou des moyens de tortures à tire larigot que même Dr House n’aurait pas imaginés, ça a beau être sympa, ça nourrissait mon ulcère. Et les ulcères, ça, c’est pas sympa (oui, j’ai fait médecine).
Bien que n’étant pas torero, j’ai pris le taureau par les cornes et j’ai proposé à Nouvelle que nous déjeunions ensemble la semaine dernière. Parce que oui, je suis j’en-foutre, mais j’en ai un peu assez d’avoir ce sentiment de solitude extrême, cette sensation tragique d’être le seul à avoir raison quand le monde entier a tort. J’ai donc mis les choses au point avec Nouvelle.
Et parce que je ne suis décidemment pas un torero, j’y ai été avec finesse, délicatesse, pincettes, gants, moufles, écharpe, bonnet (il faisait froid dans le restau) pour éviter de froisser une sensibilité que je connais à peine. Oui, bon, pour éviter que ça remonte aux oreilles Big Boss aussi.
Verdict : et ben, j’aurai dû faire ça plus tôt. J’ai su trouver les mots pour toucher Nouvelle comme un doigt qui chatouille un pied : ça fait bouger le pied sans faire mal. Au contraire, c’est même plutôt marrant. J’ai le blason redoré, la relation professionnelle convalescente, certes, mais en voie d’amélioration.
Bon, ben, il me reste plus qu’à me proposer un déjeuner avec moi-même pour me parler de ma motivation.
19 janv. 2009
¡ Olé !
Publié par
Grouik
8
koitendis ?
Inscription à :
Messages (Atom)
