Un homme m’a dit un jour "le trafic de ton blog ressemblera un jour à celui du périph’ aux heures de pointes". J’ai appris plus tard que cet homme, un certain Paco, avait prédit il y a quelques années la chute imminente de la station MIR sur Paris. C’est donc bercé d’illusions que je persiste à alimenter ce modeste blog et que je ne quitte plus mon casque de moto lorsque je sors de chez moi.
Même si les nourritures cérébrales que je dissémine ici se font souvent attendre (par qui ? me diras-tu dans ton grand sarcasme), je dois malgré tout dire, pour ma défense, que mes pérégrinations diverses et variées m’empêchent d’avoir un rythme d’écriture digne de ce nom.
Aussi ne t’ai-je pas parlé de ce manque cruel de sommeil qui m’habite autant que mes angoisse d’ex adolescent renfermé, frustré et rejeté par le sexe opposé (certaines choses ont quand même changé depuis…). Ce manque de sommeil lié à ces deux dents de sagesse dont le niveau de stupidité n’aura de cesse de me surprendre, car en effet, elles poussent sous ma gencive, à l’horizontal (et j’ai des preuves !). Comme on dit chez moi, " ‘tain !! j’en chie grave !".
Je ne t’ai pas parlé non plus de cette trouille monumentale qui ferait passer Denis l’hypocondriaque (i.e. Michel Blanc dans Marche à l’Ombre) pour un super-héros (oui, j’ai les dents qui poussent et j’attends les renards de pied ferme), cette trouille qui me ronge l’estomac depuis que le dentiste qui va m’opérer lundi prochain m’a dit avec un calme qui fait froid dans le dos : "Retirer les quatre dents de sagesse ? On bah non, c’est sous anesthésie locale ! C’est pas grave si elles sont pas sorties".
Je ne t’ai pas parlé de cette furieuse et grandissante envie (aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain…) de défenestrer Nouvelle… chassez le naturel hein !
Bref, je ne t’ai pas parlé de tout ça. Mais je ne pouvais décemment pas passer à côté de ce que de nombreux salariés ont connu et connaîtront sûrement un jour : la formation professionnelle, ou, l’art de ne rien faire et d’être payé pour ça. Enfin… c’est pas complètement vrai non plus. J’ai appris des trucs hier, et, rendons à César cette couronne de lauriers qui ne me va pas du tout, c’est plutôt intéressant. J’apprends à maîtriser un logiciel graphique, qui, s’il aura une grande valeur sur mon CV me sera vraisemblablement inutile au bureau.
Je ne pouvais pas non plus passer à côté de la formatrice, surtout question gabarit… Moi qui imaginait une jeune graphiste dynamique, fraîche, pétillante, drôle, enjouée et ayant de l’humour (enfin… qui rirait à mes plaisanteries quoi…), j’ai pas été déçu. Je te présente Ghislaine, 1m20 de haut… et de large, la vingtaine depuis trente ans, et qui n’a pas encore compris que ses problèmes aérophagiques sont liés à cette manie bruyante de sucer des pastilles Vichy toutes les trois minutes. Assez rapidement son œsophage tapageur a eu raison de ma résistance gastrique, si bien qu’après la journée d’hier, je crains de n'avoir développé quelque tic obsessionnel compulsif qui, à la manière de Simon Jérémy dans La Cité de la Peur qui vomit lorsqu’il est content, des violents reflux gastriques envahiront mon œsophage et ma bouche rien qu’à entendre l’expression "formation professionnelle".
J’ai donc passé la journée à côté de Ghislaine (parce que oui, je suis un privilégié : ma formation, c’est pour moi et moi tout seul, et c’est au bureau que ça se passe). Elle m’a rappelé cette prof de math que j’ai eu au lycée, une prof qui fait qu’on apprend très vite. Son délicat parfum s’apparentant à celui d’une benne à ordure après une semaine de grève des éboueurs, lorsqu’elle te demande si tu as compris, tout en se rapprochant dangereusement de toi, tu t’empresses de lui répondre que les mathématiques n’ont plus de secret pour toi. Et ben, Ghislaine, c’est un peu pareil : des fois qu’elle veuille te passer devant pour utiliser ton ordi, toute rotante de son état, tu t’empresses d’effectuer l’opération demandée, la coupant ainsi dans son élan aussi pédagogique que gastriquement nocif. Quand je pense au calendrier de cette formation profess… BEUUAAARRR !! (ça y est, ça commence…), je me dis que je vais sûrement maigrir.
Bon aller, promis, je reviens vite.
26 févr. 2009
Flux et reflux
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Grouik
4
koitendis ?
4 févr. 2009
Couché Médor !!!
L’hiver est cruel. En plus du froid qui paralyse les extrémités de ton corps, ton intimité se voit réduite. Non, espèce de gros dégueulasse, je ne pense pas à ce qui est suspendu entre les jambes de tout homme qui se respecte. Non, je parle de la nuit qui arrive plus tôt et qui t’oblige à allumer la lumière et te rend ainsi visible (vulnérable ?) aux yeux de toutes et tous à l’extérieur. Je sais, la nuit, c’est aussi valable l’été, mais comme je vais te parler de ma vie au bureau, l’été, quand il fait nuit, je suis chez moi.
Bref, je disais donc que l’hiver était cruel pour ton intimité. Surtout quand les WC de ton bureau sont affublés d’une immense fenêtre qui, bien évidemment, donne dans la rue. Et là, ce sont tous les hommes ici présents qui me comprendront, se pose un grand dilemme : je pisse debout et tout le monde me voit (de profil, je précise…) dans une position qui est loin de me mettre en valeur ; ou bien je pisse assis ravalant ainsi ma fierté de mââââle viril avec une grosse… voix.
Etant plus pudique que viril, j’ai toujours préféré m’asseoir, tel, Garcimore "Hop ! Disparu !!!". Mais c’est jusqu’au soir où j’étais devant l’immeuble du bureau et alors que j’enfilais ma combinaison de spationaute pour affronter le froid sur ma trottinette à moteur, j’aperçois Big Boss qui entre dans les lieux de commodités afin d’y soulager une vessie apparemment trop pleine. Et le voilà qui s’exécute… debout…
Outre le fait que voir son patron dans une position ridicule remet en cause sa crédibilité et son autorité auprès de ses employés, je me suis demandé, non sans un certain écœurement et en repensant à tous ces water-closets publics que j'ai pu visiter pendant ma vie d'homme, si la personne m’ayant précédé était habile dans cette activité purement masculine du "viser juste".
Depuis, à chaque fois que ma vessie me sort de ma torpeur habituelle au bureau, je me retrouve devant ce dilemme inextricable : assis ou debout ?
PS : j'ai longtemps hésité avant de poster ce message. Ce qui a fait pencher la balance, c'est que je me dis que les histoires de pipi/caca, c'est assez universel...
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Grouik
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koitendis ?
Vie d'con
On se lève le matin (tôt, ça va sans dire) parce qu’il faut aller travailler engrosser le capital et mon patron, même si, récession oblige, c’est un peu vache maigre en ce moment.
On se couche pas trop tard le soir parce que le lendemain il faut aller travailler engrosser le capital et mon patron, etc…
On attend toute la semaine cette minute salvatrice, celle de la dernière heure de la dernière journée de la semaine, celle annonciatrice du sacro saint week end.
On attend tous les mois la dernière minute de la dernière heure du dernier jour avant les congés payés… trop peu nombreux à mon goût… même s’il paraît qu’en France on fait partie des mieux lotis de ce côté-là… mouais, mais bon, je fais partie de ceux qui pensent que c’est pas parce que le voisin gagne moins que moi, que je vais demander à mon patron qu’il m’accorde une diminution de salaire…
On fait le ménage, la vaisselle, le linge, etc… sans quoi le palais conjugal se transforme vite en capharnaüm gigantesque (ouais, c’est grand chez nous), alors que j’aimerais passer plus de temps avec ma Brune, j'aimerais prendre le temps de lire histoire d’essayer de devenir moins con (je sais, c’est pas gagné d’avance), de faire de la musique, (de tenir plus régulièrement ce blog aussi, je sais), de voir des films qui m’attendent depuis des lustres, d’aller au cinéma, etc…
Vie d’con… j’te jure…
Aller, tiens, pour la peine, on se barre en Thaïlande mi mars.
…
Pfff, qu’est-ce qui faut pas faire pour justifier ses congés…
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Grouik
1 koitendis ?
